La vache Folle et le lait

       De AVE (Association Végétalienne Espagnole)


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L'exploitation de la vache

La vache est un animal herbivore noble exploité pour sa chair, son lait et sa peau, dont le bien-être, comme celui du bœuf ou du taureau, ne cause pas de grandes préoccupations dans un pays principalement "tauricide". Le bétail n'est pas une chose ou simplement une marchandise prédestinée à satisfaire les aberrantes habitudes alimentaires humaines, mais un animal sensible et pacifique qui mérite le plus grand respect. Son espérance de vie de plus de vingt ans se voit cruellement tronquée et frustrée par une fin d'existence brève dans un abattoir lugubre, à l'âge de trois ou quatre ans. La vache est débilitée et détruite par maintes maladies causées entre autres par les antibiotiques, les hormones et une alimentation insuffisante à ses besoins physiologiques et psychiques. Forcée, à cause de la cruauté et de la cupidité humaines, de consommer de la nourriture contenant les restes hachés des cadavres infectés de ses congénères, la vache, devenue cannibale, n'est qu'une réflexion déformée et pathétique de sa vraie nature.

Statistiquement, l'Espagne est, après le Danemark, la plus grande consommatrice de viande par habitant de l'Europe. Néanmoins, moins de boeuf y est consommé (12,45 kg/hab./an), après le Portugal (16,4 kg) et très loin derrière la France (27,8 kg.) la plus grande consommatrice. Dans l'Union Européenne il y a plus de 81 millions de vaches, desquelles on obtient huit millions de tonnes de viande par an, dont la consommation entraîne un grand nombre de maladies cardiovasculaires et infectieuses affligeant l'être humain. On recense en Espagne un peu moins de 1.5 millions de vaches laitières, réparties en 150.000 exploitations laitières ou à viande. Ces exploitations produisent quelque 6 millions de tonnes de lait, avec une moyenne de 10 vaches par exploitation, et un rendement individuel annuel de 4.200 kg (1.000 kg de plus qu'en 1984).

Les vaches appartiennent à la famille de ruminants appelés "bovins" dotés d'un système digestif très spécial les aidant à assimiler de grandes quantités de cellulose, mais les aliments et pâtures concentrés dont elles sont nourries frustrent leur instinct naturel. Le cycle reproductif de la vache commence à l'âge de quinze mois et, avant même d'atteindre deux ans, commencent les douloureux vêlages qui se succéderont toute sa vie durant. Après 9 mois de gestation (280 jours) un veau naît, et même s'il commence à brouter de l'herbe assez précocement, dans des conditions normales, il serait allaité pendant 6 mois par sa mère, qui ferait peu à peu croître l'intérêt de son petit pour la nourriture solide. Ceci permettrait à la vache une période de repos de 4 mois avant la prochaine gestation. Malheureusement dans la réalité les forts liens psychologiques entre la vache et son veau sont rompus 3 jours après la mise-bas, quand ils sont traumatiquement séparés, privant la mère de son petit et le veau de son aliment naturel. La mère, qui tarde à récupérer de cette déchirure, passera systématiquement à la traite deux ou trois fois par jour, y compris pendant sa nouvelle période de gestation.

Contrairement à ce qui se passe avec les moutons et les cochons, au lieu de provoquer la naissance de jumeaux chez les vaches, on a développé la transplantation d'embryons. Les vaches de très haute qualité sont presque toujours inséminées artificiellement, puis lorsque l'embryon est encore petit on le transfert à une vache de valeur inférieure. La vache originelle est de nouveau inséminée avant que ne soit terminée la période normale de gestation. Actuellement on injecte aux vaches une hormone qui provoque une superovulation (en comparaison avec la production normale d'ovules). Généralement on extrait 6 embryons de chaque vache sur une période de 8 semaines, depuis l'âge de 15 mois. Encore une autre technique utilisée : la division de l'embryon en laboratoire. Les deux moitiés d'embryon sont implantées dans deux mères distinctes qui produiront des "jumeaux" identiques. Néanmoins, l'intérêt principal des éleveurs se concentre sur la fécondité. Que la vache puisse donner naissance lorsqu'il convient aux intérêts, et continuer à produire du lait, après la période de 10 mois, avec une alimentation concentrée, suivi d'un repos de seulement 6 à 8 semaines avant le vélage suivant.

Certaines personnes croient encore que les vaches "donnent" du lait de la même manière que l'eau sort du robinet, ne comprenant pas que les vaches doivent donner naissance une fois par an pour pouvoir continuer à produire du lait.

Finalement, quand leur productivité baisse et qu'elles cessent d'être rentables, on les envoie, comme beaucoup d'autres animaux considérés comestibles, à l'abattoir pour transformer leurs dépouilles en hamburgers populaires et saucisson bon marché, dont la viande est susceptible de contenir le virus responsable de la Maladie de la Vache Folle.

Les "Vaches Folles"

La préoccupation croissante envers la Maladie de la Vaches Folle ou l'Encéphalopathie Spongiforme Bovine (ESB), maladie dégénérative et souvent fatale du système nerveux central des vaches affectant principalement les vaches laitières, et son équivalent humain la Maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ), caractérisée par la destruction paulatine de la moelle épinière et du cerveau (qui présente des altérations en apparence d'éponge dans les échantillons examinés au microscope), a changé les habitudes alimentaires d'un million de personnes qui, pour la première fois, commencent à douter de l'hypocrisie des messages rassurants des politiciens et éleveurs de bétail. Peut-être aussi pour la première fois prend-on conscience de la prolifération des substances dangereuses, légales et illégales, dans les exploitations à viande, par exemple : antibiotiques, hormones, produits préparés spécialement avec des farines de viande et d'os et destinés à la fabrication de l'alimentation d'animaux herbivores, avec des conséquences graves et tragiques pour tous : animaux, êtres humains et environnement. Selon ce que l'on a pu déterminer, ces produits contaminants sont le véhicule idéal des maladies et infections fatalement dangereuses comme l'encéphalopathie, produite par le virus ou prion mortel muté des carcasses de moutons malades de la tremblante que l'on ajoute à la nourriture des vaches - avec d'autres déchets animaux -. Les conséquences sont si imprévisibles que tout ceci représente peut-être l'anticipation de la facture que tout le monde devra payer pour avoir condamné et soumis des millions d'êtres sensibles à une vie courte et anormale, pleine de privations et de souffrances totalement injustifiées et dépourvues d'éthique.

Une triste et non virtuelle réalité

Entre 1981 et 1988 on estime qu'il a été consommé environ 675.000 vaches infectées de la Maladie de la Vache Folle avant que ne commencent à se manifester les symptômes de cette maladie. Actuellement, on peut consommer des morceaux d'animaux infectés, et peut-être même de la viande et du lait considérés exempts du virus mortel mais qui pourraient être infectés.

Le Professeur de Microbiologie Richard Lacey pense que la cause la plus probable de Vache Folle est le cannibalisme auquel on soumet les vaches, se transmettant ultérieurement entre elles et les veaux. Quant à la consommation du lait, il dit que, si le risque de consommer du lait de bêtes infectées semble être moins grand qu'avec la viande, le risque d'infection existe quand même.

Paul Brown, de l'Institut National de Santé des USA. a dit également, dans la Revue Médicale Britannique, qu'il existe la possibilité que le virus responsable de l'ESB puisse se transmettre aux êtres humains à travers les porcs et les poulets alimentés avec des nourritures infectées.

En Grande Bretagne plus de 170 000 vaches ont été abattues depuis la confirmation de l'existence du virus, dont la période d'incubation jusqu'à la manifestation des symptômes peut durer de 3 à 6 ans. Comme l'abattage des vaches destinées à la viande a lieu en général avant l'âge de deux ans, et celui des vaches laitières entre l'âge de 4 et 6 ans, on peut dire que la commercialisation survient avant que n'apparaissent les symptôme cliniques de la maladie. Des données du Gouvernement Britannique ont déduit que chaque semaine se consomment à peu près 800 animaux infectés au Royaume-Uni. Richard Lacey estime que plus de 50.000 tonnes de viande infectée qui auraient dû être retirées de la chaîne alimentaire, ont néanmoins été consommées.

En 1995 au Royaume-Uni on a comptabilisé officiellement 55 cas de Maladie de Creutzfeldt-Jacob (le double de 1985), mais comme la notification n'est pas obligatoire, des estimations arrivent jusqu'à 2.000 cas annuels. Jusqu'à présent, sur la quinzaine de personnes ayant contracté la maladie, trois des personnes décédées travaillaient dans des fermes et une dans un abattoir. Une jeune fille de 16 ans, qui consommait souvent des hamburgers, a mangé de la cervelle en 1989, tandis qu'une autre victime, un jeune de 18 ans, décédé l'année dernière (il buvait du lait non pasteurisé), s'était rendu chaque année pendant 8 ans à la ferme laitière de sa tante. Le neurologue Peter Behan, membre de l'Institut des Sciences Neurologiques de Glasgow, qui suivait la dernière victime atteinte d'ECJ (une jeune fille de 15 ans, très friande de hamburgers) considère que des millions de personnes sont susceptibles de développer la maladie car, selon lui, un nombre très important de personnes ont consommé de la viande infectée durant ces dernières années.

Le Gouvernement Britannique, qui a déjà fait abattre un grand nombre de vaches de plus de 30 mois (semblable à quelque châtiment biblique), a décidé aussi l'abattage et l'incinération de 42.000 vaches de moins de 30 mois, soupçonnées d'être infectées par la maladie de l'ESB.

Le porte-parole de la Recherche Agronomique, Gavin Strang, assure que c'est l'alimentation avec des produits infectés et non la transmission de la maladie par la vache au veau qui serait la cause de la persistance de l'ESB parmi le bétail britannique. Il a demandé au Gouvernement une investigation de l'alimentation donnée aux animaux pour déterminer s'ils sont toujours alimentés avec des nourritures contenant les restes de cadavres infectés. Dans les trois premiers mois de l'année, deux tiers des vaches diagnostiquées avec l'ESB étaient nées avant l'interdiction stricte de produits animaux dans l'alimentation du bétail.

Tandis que le Gouvernement et le Syndicat National des Eleveurs Britanniques exigent de l'Union Européenne l'arrêt du boycott des viandes bovines et des dérivés carnés : gélatine, graisse et sperme - déclenché par plus de 40 pays pour contrôler l'épidémie - un cas d'ESB détecté dans le comté de Cork (sud de l'Irlande), confirmé par les autorités sanitaires irlandaises, a déclenché la destruction d'un troupeau de 183 vaches. En Irlande, pays le plus affecté par l'ESB après la Suisse, on a détecté 125 cas de Maladie de la Vache Folle entraînant la mort prématurée de 16 700 animaux.

Concernant les investigations sur les voies possibles de transmission des encéphalopathies ESB/ECJ, deux hôpitaux de Zurich ont admis avoir vendu des placentas humains aux fabricants d'aliments pour animaux depuis 20 ans. Regula Vogel, chef du Département de Médecine Vétérinaire de Zurich, a immédiatement mis fin à cette pratique en commentant, néanmoins, qu'il n'y avait rien d'illégal.

En Espagne, où l'on enregistre une moyenne annuelle de 25 personnes atteintes par la Maladie de Creutzfeldt-Jakob, bien que l'on n'ait pas encore établi un lien défini avec la consommation de viande bovine, une étude de Santé concernant 56 cas de ECJ, indique que parmi les cas découverts il y avait des employés des services sanitaires, un éleveur de bétail, un conditionneur de viande et trois personnes mangeant fréquemment des abats et de la cervelle. Les responsables de cette investigation ont signalé que le manque d'autopsies et de communication des nouveaux cas n'ont pas permis de rejeter totalement l'existence en Espagne de cas semblables à ceux de la Grande Bretagne. Une femme de 56 ans, décédée à l'Hôpital Ramon y Cajal de Madrid, avec les symptômes de la maladie, n'a pas été autopsiée selon les directives du Centre, ce que désirait sa famille, car l'hôpital n'avait pas de programme d'investigation pour cette maladie si peu fréquente.

La Voie Laitière

«Ceux qui se lamentent de la barbarie qui procède de la barbarie, sont semblables à ceux qui veulent manger du veau sans tuer le veau. Ils sont disposés à manger le veau, mais il leur est désagréable de voir le sang. Ils se contentent aisément que le boucher se lave les mains avant de peser la viande»

Bertolt Brecht

"Ecrire la Vérité : Cinq Difficultés"

Ceux qui croient que l'on peut boire du lait sans tuer le veau ne sont pas conscients que, si tuer est mauvais, le pire est nuire et puis tuer, mais le pire de tout est nuire, continuer à nuire et, néanmoins, ne pas tuer. Certaines souffrances deviennent si insupportables que tuer devient presque un acte de compassion. On continue à ignorer l'énorme souffrance qui résulte de la séparation traumatique des veaux de leur mère dans les systèmes intensifs de production de viande ou de lait destinés à la consommation humaine. Ceci dans des conditions de privation psychiquement et physiquement intolérables, incluant l'administration régulière de corticoïdes, d'antibiotiques, et d'hormones (oestrogènes) pour garantir un engraissement rapide. Certains animaux sont élevés comme étalons et passent leurs tristes jours cloîtrés dans des cages, solitaires, pour servir d'agents involontaires à l'insémination artificielle des vaches. Un quart des veaux séparés de leur mère à la naissance sont destinés à la production laitière. Le reste - exploités pour satisfaire la demande de viande de veau blanche - sont obligés de rester dans l'obscurité d'une étable pendant environ 6 mois, privés du contact de leur mère et de leurs semblables. Eloignés de l'herbe et du soleil, dans d'étroits boxes en bois, ou dans des compartiments individuels, ils ne peuvent pratiquement pas bouger. Leur tête est liée à un abreuvoir qui au lieu de l'eau contient un liquide artificiel reconstitué, sans aucune alimentation solide, ni paille ou fibre - éléments essentiels à son bien-être psychique et physiologique -, afin d'obtenir une viande malade appréciée des gourmands et des palais insensibles et ignorants. La production de veau blanc en France, en Italie et aux Pays-Bas est supérieure à la production espagnole, qui est en déclin. Castille, Leon, Galicie et Aragon sont les principales régions productrices.

Dans l'antiquité, avant le début de l'agriculture intensive et de l'introduction de nourritures concentrées dans l'alimentation des vaches, les fermiers qui ne pouvaient pas conserver beaucoup de vaches pendant l'hiver - principalement à cause de la faible demande de lait - organisaient chaque année à la fin de l'automne de grands massacres, ce qui faisait baisser les prix de la viande. Les fermiers utilisaient le lait pour le beurre et le fromage. L'instinct des mères humaines qui possédaient encore une abondance de lait pour allaiter leurs enfants, les poussaient à refuser le lait de vache et à le considérer comme un aliment inadéquat pour leurs bébés. En cas de perte de leurs mères, les enfants étaient allaités par des nourrices.

Cette situation changea graduellement à partir de la fin du XVIII siècle, quand les médecins commencèrent à recommander le lait de vache en remplacement du lait humain donné par les nourrices qui, quelquefois, causaient des problèmes familiaux. Après avoir vu que la croissance des enfants était de plus en plus rapide, et surtout qu'ils ne développaient ni cornes ni queue comme les vaches, la réticence instinctive à adopter le lait d'une autre espèce diminua. C'est ainsi que naquit une industrie dépendant de la manipulation et la dégénérescence physique des vaches. La vache a surpassé les 3 litres de lait quelle donnait chaque jour pour l'alimentation exclusive du veau jusqu'à produire 30 litres quotidiens. Son pis arrive à peser 50 kg. Il ne faut pas passer à côté du fait que 20% des vaches laitières sont boiteuses, et que 25% souffrent d'infections telles laminitis ou mastitis (le lait contient du sang et du pus), dues aux conditions hostiles et anormales de l'environnement dans lequel elles se trouvent. L'espérance de vie de la vache se voit ainsi sensiblement réduite à cause des maladies dont elles souffrent (36%), de leur basse productivité ou de leur incapacité reproductrice (36%), et sont destinées à mourir prématurément dans l'abattoir dès l'âge de 3 ou 4 ans.

Le Lait de Vache et le Diabète

Le diabète juvénile est une maladie qui afflige des millions de personnes. Le système immunitaire du corps attaque et détruit les cellules qui produisent de l'insuline dans le pancréas, laissant l'organisme incapable sans insuline de transformer le sucre en énergie. Les diabétiques risquent la cécité, les déficiences rénales et les maladies coronariennes, même s'ils reçoivent des injections quotidiennes d'insuline. Mais quel agent provoque cette anomalie du système immunitaire ?

Une étude de la Revue de Médecine de la Nouvelle Angleterre identifie le lait comme élément responsable, ou facteur déclenchant, sur les personnes génétiquement sensibles, dans ce qui semble un étrange cas d'identification erronée. Les médecins ont découvert que les diabétiques ont des niveaux d'anticorps plus élevés que la moyenne réagissant à une protéine du lait appelée "sérum albumine bovin", l'attaquent et la détruisent. Par une coïncidence fatale, une partie de cette protéine est presque identique à une protéine de la superficie des cellules productrices d'insuline. Il résulte, selon cette théorie, que les cellules des personnes sensibles à cette protéine le sont aussi, ceci causant leur autodestruction. Même s'il y a d'autres facteurs : génétiques, environnementaux, chimiques, etc., l'élimination du lait du régime juvénile pourrait diminuer l'incidence dévastatrice de ce type de diabète.

Le Lait : un aliment naturel ?

La publicité trompeuse et le concept occidental faisant du lait quelque chose de sain et d'essentiel, laisse beaucoup de gens perplexes lorsqu'ils découvrent certaines personnes ne buvant ni n'utilisant de produits laitiers parce que le lait les rend malades et qu'ils ne peuvent le tolérer.

Une centaine d'études scientifiques sur le lait décrivent de nombreux problèmes de santé en relation avec sa consommation : coliques, irritations et hémorragies intestinales, diarrhées, néphrose, eczéma, arthrite rhumatismale, anémie par manque de fer, artériosclérose, réactions allergiques juvéniles et adultes, infections par la salmonelle, et la leucémie bovine (semblable au SIDA). En outre, sa connexion possible au diabète juvénile et la contamination du lait avec le sang, les bactéries et cellules blanches (le pus) - aux USA il y existe une limite établie pour la proportion de sang et de pus pouvant être présent dans le lait - , ainsi qu'une variété de produits chimiques et pesticides. Chez les enfants, les problèmes qui se manifestent sont : allergies, infections des amygdales et de l'oreille, hémorragies intestinales, asthme, diarrhées, énurésies, néphrose, colique et diabète juvénile. Chez les adultes, les problèmes se concentrent principalement sur les maladies coronariennes, l'arthrite, les allergies, la sinusite et d'autres plus importantes telles que la leucémie, le lymphome, le cancer (colon, poumons, prostate, seins, ovaires et rectum). Egalement, on associe la sclérose multiple, les ostéopathies et les cataractes avec la consommation de lait.

De même que chaque espèce a sa propre composition sanguine particulière, le lait aussi varie selon les nécessités des espèces. La nature a créé le lait de chaque espèce pour satisfaire ses nécessités nutritives particulières, avec un pourcentage de protéine adéquat au rythme du développement de chaque espèce depuis la naissance. Un lapin, par exemple, double son poids de naissance en 6 jours; un chat en 9 jours; un veau en 47 jours, et un bébé humain en 3 mois.

Dû à sa conservation limitée, le lait de vache est un des produits les plus traités industriellement : pasteurisé, homogénéisé, stérilisé, condensé, écrémé, concentré, aromatisé, UHT, etc. Le lait, non seulement inadéquat pour notre espèce - facilement remplaçable par les laits végétaux (soja, amandes ...)-, est un cocktail concentré d'antibiotiques, d'hormones (oestrogènes), plagicides et microtoxiques, sans qualité biologique. Il est obtenu d'animaux mal alimentés, stressés, susceptibles de maladies et d'infections, manipulés jusqu'à la limite de la tolérance biologique afin d'augmenter leur rendement.

Durant les deux siècles écoulés, notre "toxicomanie" au lait et à ses dérivés a tant altéré nos esprits, nos fonctions physiologiques, et notre santé, que la vie ne se conçoit plus sans la protection de la Santé Publique, dont la mission louable est de traiter une série d'indispositions qui ne se produiraient pas dans une société bien alimentée.

Pour revenir sur le chemin déjà parcouru et commencer à rectifier certaines erreurs diététiques importantes, basées sur la consommation de produits dépourvus de fibres et qui ont causé tant de problèmes de santé, voire mortels, doit-on réduire la consommation des produits laitiers jusqu'à l'élimination complète, tout en respectant et suivant des règles fondamentales de bon sens :

1. Quand la Nature a créé les glandes mammaires pour alimenter les petits nouveau-nés, elle l'a fait avec l'intention de leur pourvoir du lait temporairement, tenant compte des intérêts de la mère et de l'enfant.

2. La composition du lait est spécifique pour chaque espèce, avec une prévision d'utilisation exclusive par l'espèce à laquelle il appartient.

3. Le lait qui se forme dans les glandes mammaires est stérile, fait pour être consommé â travers les seins de la mère, et passer directement dans l'estomac du petit sans aucun contact avec l'air contaminé ni subir l'action destructrice de la lumière.

Si nous acceptons le fait que l'on est ce que l'on mange et si nous décidons d'améliorer et de renforcer notre système immunitaire, notre santé et notre sens commun, le végétalisme est la voie éthique et saine qui nous libérera de notre dépendance irrationnelle aux produits animaux mal adaptés à nos nécessités physiques ou physiologiques.

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Traduction française de Doug J.Duea (USA) et G. Chatras avf@ivu.org