LES CATHARES

DauphinLa religion et la philosophie cathare, sont avant tout proches d'un Christianisme primitif et non une déviation du Catholicisme. Un Christianisme spirituel, libre et novateur, non dogmatique. Un Christianisme dissident, composé de pureté, amour, partage, tolérance et de non-violence. L'amour et le respect de toute vie était essentiels pour eux. L'homicide, le péché le plus grave, leur était interdit, ainsi que le meurtre des animaux. L'interdiction de tuer et de consommer de la viande, était vue comme une forme de respect envers des êtres sensibles, assez proches de nous ou "des frères mineurs", comme on les appelait chez les Cathares.

Ils ne reconnaissaient pas seulement à l'homme, la possession de l'intelligence et de la faculté de connaître, mais également aux animaux, esprits déchus eux aussi.
Le Clergé Cathare était composé des "parfaits" et des "parfaites"; ils suivaient pour se purifier, une véritable ascèse, avec la prière, le jeûne et la chasteté, et, une alimentation végétalienne stricte : ni viande, ni œuf, ni fromage, ni laitage, ni vin. Ils étaient tenus à mener une vie vraiment spirituelle, jusqu'à s'oublier eux-mêmes, au profit d'autrui, à se dévouer à leur prochain. La perfection, c'était pour les Cathares, un véritable objectif, un idéal. Le Christ n'avait-il pas lui-même affirmé cet idéal ? "Soyez parfaits, comme votre Père Céleste est parfait" (Mat. V, 48). Les simples croyants, par contre, n'étaient pas obligés de mener une vie ascétique ou mystique. Ils devaient simplement participer, au moins, à la vie spirituelle de leur Eglise et méditer les leçons données par les "Bons-hommes" (parfaits), afin de se perfectionner, pour que leur prochaine réincarnation soit moins mauvaise que l'actuelle.

Il existe là une similitude avec le bouddhisme tibétain. Le fait de croire à la réincarnation, à une vision métaphysique dualiste, où un Dieu bon, un Dieu d'amour, des bons esprits, s'opposent à un Dieu étranger, mauvais, où le démiurge, roi du monde, créateur de toutes choses matérielles, induit un profond respect de toute vie et l'impossibilité de manger un être qui pourrait, par le biais de la réincarnation, devenir humain.

 

En avançant ces doctrines, très proches du manichéisme, les Cathares ont été déclarés hérétiques par l'Eglise Catholique, qui instaurait les persécutions et les massacres.
Ce qui aggravait encore plus le cas, c'était que le fait, aussi, que dans la société cathare, la femme trouvait respect et égalité par rapport aux hommes, mais encore plus, une égalité spirituelle. La femme cathare, pouvait prendre la voie du sacerdoce, chose qui à l'époque devait faire rage et horreur pour le clergé catholique, spécialement, quand pour eux, la femme était un être privé d'âme.

En plus, le fait de dénoncer la violence et surtout la guerre, en pleine période de croisades en Terre Sainte, était une offense et un acte subversif, contre l'Eglise Catholique de l'époque, Elle, qui encourageait le prosélytisme, pour arriver à s'assurer son autorité même en Orient.
Pendant les persécutions, quelques parfaites, traquées, survécurent aux massacres, trouvèrent, déguisées en paysannes, de l'hospitalité, en échange de leur aide dans les travaux domestiques. Mais quand on leur demandait d'égorger un poulet, c'était le piège fatal, réservé aux suspects. Comme la parfaite refusait de le faire, on appelait les soldats pour emmener la "Bonne-dame" devant le tribunal des inquisiteurs.

Pour beaucoup d'hommes, comme de femmes, le Catharisme, donna l'occasion de prouver leur courage, peu importe s'ils étaient maltraités, torturés, les femmes violées, etc. Ils allaient tous au bûcher, sereinement, en chantant, avec un état de conscience aiguë au seuil de la mort.
Incompris et devenus gênants, les Cathares ont été exterminés, par un massacre organisé et avec une férocité répressive, par l'Eglise Catholique et les Templiers qui, eux-mêmes, plus tard subirent le même sort.
Mais le sacrifice de cette population qui se disait Chrétienne, détentrice de paroles d'amour et de paix, victime d'une haine féroce, qui déchira aussi la brillante civilisation des troubadours du Midi, ne restera pas inutile. Ce sacrifice a laissé, quand même, pendant des siècles, une forte spiritualité qui ne pourra jamais être effacée.

 


Images extraites du site : www.agam.online.fr/bqcatha.htm

 

Logo Alliance Végétarienne
www.vegetarisme.fr

Entre la Terre, les Animaux et les Humains

E-mail : avf@ivu.org