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LE
VÉGÉTARISME, UN IMPERATIF ÉTHIQUE ET ÉCOLOGIQUE
Par Francisco Martín |
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L'air frais et les aliments riches en fibres sont essentiels pour notre santé et notre bien-être , exactement comme le besoin d'aimer et d'être aimé par nos proches. Mais on ne peut profiter pleinement de la vie qu'en développant son potentiel humain complet et en nourrissant son esprit et son corps de tout ce qui leur est nécessaire spirituellement et physiologiquement. Il faut aussi assurer des conditions écologiques correctes pour la vie sur cette planète, afin qu'elle prospère et évolue sans les interférences massives de la pollution et de la destruction causées par le comportement anti-naturel et prédateur de l'homme. Les divisions irrationnelles basées sur la nationalité, la race, l'espèce ou la religion font éclater une violence et une souffrance sans fin ; elles ont traditionnellement fourni des excuses pour déshumaniser, diaboliser ou classifier de façon arbitraire des êtres comme ennemi ou ami, camarade ou étranger, mangeable ou non-mangeable et, sur cette base, leur accorder ou les priver de respect, de rang social et même de la vie. Selon qu'on les considère comme amis ou ennemis ou esclaves, les humains comme les non-humains peuvent êtres aimés, respectés, tués, mangés, commercialisés ou sacrifiés. Leur existence entière peut se catégoriser capricieusement comme unique et précieuse, ou sans valeur ni signification, en fonction des concepts irrationnels de la guerre et de l'exploitation sans pitié des soi-disant animaux de boucherie - victimes innombrables d'une myriade de produits inutiles et nuisant à la santé - qui souffrent et meurent comme résultat de l'avarice et l'insensibilité humaine. Même pour le cannibale, la tuerie requiert quelques formes de dispenses ou justifications religieuses. On classifie la victime comme inférieure à l'humain, sale, indigne, ou d'un rang social inférieur. Ainsi, tuer n'est clairement pas un acte humain naturel et a dû être originellement une aberration, aussi traumatisante pour notre espèce que pour tout autre animal non carnivore. Un nombre toujours croissant de nouvelles espèces exotiques et même génétiquement modifiées est maintenant exploité, avec comme seul motif le profit. La dernière folie à l'Ouest est l'élevage de l'autruche, dont la chair et les plumes sont proposées pour tenter les appétits dépravés et les demandes frivoles de consommateurs ignorants et insensibles. L'indifférence totale pour le bien-être de ces êtres magnifiques montre le déclin inexorable des valeurs éthiques, déclin qui avilit la vie humaine et qui réduit le monde qui nous entoure à un dépotoir. Quand on considère la vie comme un produit qu'il faut commercialiser selon les lois du marché, l'esclavage humain est un résultat inévitable, et les adultes aussi bien que les enfants sont exploités pour satisfaire ce même marché international qui exige l'extermination d'espèces entières telles le tigre, l'éléphant et le rhinocéros afin de nourrir le commerce avec des morceaux d'animaux morts que les ignorants et les naïfs sont encouragés à doter de propriétés médicinales imaginaires. En termes humains, il est impossible de justifier, que ce soit éthiquement ou physiologiquement, cette dépendance irrationnelle par rapport à la tuerie d'autres êtres pour satisfaire les caprices culinaires de notre espèce, puisque ni nos esprits ni nos corps ne sont adaptés à la consommation de restes pourrissants d'animaux assassinés. Comme nous-mêmes, les victimes de cette tuerie souffrent des vicissitudes de la vie et de l'incertitude de la mort, mais leurs vies n'ont pas de valeur pour ceux qui ne peuvent comprendre ce que signifie l'amour ou le respect de la vie. Ainsi, des milliards et des milliards d'êtres sensibles sont exploités sans aucune justification, vivant et mourant dans la misère et la peur, pendant que leurs bourreaux cruels les préparent à finir leur existence sous forme de produits de consommations néfastes à la santé, dans les estomacs de gens préférant sacrifier leur bien-être physique et spirituel en dépendant de l'exploitation et de la mort d'autres êtres, plutôt que de jouir de la santé et du bonheur en défendant le droit à la vie et au plaisir de toutes les créatures, sans faire des distinctions ridicules basées sur la race, la croyance, ou l'espèce. Pour abolir tant d' ignorance et de cupidité, pour arrêter le biocide insensé des autres espèces, pour préserver la diversité complexe des forêts tropicales et des autres écosystèmes en danger et faire la paix avec les autres espèces et la nôtre, nous devons dévier de la voie présente qui va bientôt détruire non seulement nous-mêmes, mais aussi la planète entière et tous ceux avec qui nous la partageons. Pour regagner le sens perdu du respect et de la compassion, il faut nous libérer de l'atmosphère prédominante d'égoïsme et d'indifférence à la souffrance qui déforme notre véritable potentiel humain, et qui nous rend aveugles aux cruautés inutiles infligées à d'innombrables êtres vivants, ainsi qu'à la misère humaine et à la violence provenant de notre comportement de faux prédateurs impénitents. Si nous respectons la capacité de la Terre à nourrir tous nos compatriotes humains avec les plantes et les fruits auxquels nos corps sont adaptés, nous pourrons en finir avec la déforestation, la désertification, et la famine et les guerres territoriales qui s'ensuivent. Si nous respectons le droit à la vie et au bonheur de tous les habitants du monde, qu'ils soient humains ou non, les obscénités de la tuerie et de l'esclavage s'effaceront. A ce moment-là, et seulement à ce moment-là, regagnerons-nous le respect de nous-mêmes, notre compassion et notre place légitime dans le monde.
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Entre
la Terre, les Animaux et les Humains