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POUR
LES MAMANS ET FUTURES MAMANS VÉGÉTARIENNES :
VOICI L'HISTOIRE DE LOU |
Episode 1 -
Mai 2003 Lou, notre fille est née le 3 octobre 2002, quasiment pour les Journées Mondiales Végétariennes. Il m'est donné, à moi sa maman, de vous conter régulièrement son début de vie dans notre famille végétarienne. Bien sûr, notre expérience n'est qu'un témoignage et n'a pas lieu d'être pris pour référence. D'abord, nous vous situons le contexte. Le papa de Lou, Philippe, est végétarien depuis deux ans, pour toutes les raisons prônées par Alliance Végétarienne. Sa fille Johanna, 16 ans, ne mange végétarien qu'à la maison, même si elle comprend les motivations de ce choix de vie. Moi, la maman de Lou, suis végétarienne depuis 13 ans. A 12 ans je refusais tout d'un coup la violence derrière mon assiette. Mon père était agriculteur-éleveur. Mon alimentation est végétarienne à tendance végétalienne. Jamais je ne me suis inquiètée du problème des carences et autres soucis des mères végétariennes. Le fait d'attendre un bébé ne m'a donc pas fait peur. A la maison, notre alimentation est à 90 % biologique. Pendant ma grossesse, voici de quoi étaient composés mes repas : le matin : fruits frais de saison et fruits secs, pruneaux, purée de sésame ... Le midi et le soir : légumes crus ou cuits avec pain complet ou céréales complètes. J'oubliais trop souvent les graines germées et les légumineuses. Je consommais peu de soja. De temps en temps, je mangeais un oeuf ou un yaourt. Déjà très friande de fruits, je me suis laissée aller à mes envies de femme enceinte : cerises à volonté ( 1/2 à 1 kg par jour) en juin, beaucoup de salades de tomates cet été, du raisin en abondance en septembre. Très curieusement, j'eus très envie de crevettes et de langoustines quand je passais devant les étals de poissonniers. Envies auxquelles je n'ai jamais cédé. Les prises de sang régulières n'ont jamais révélé de carences en fer, en calcium, etc... J'ai eu de la chance de vivre une grossesse assez facile et sans trop de fatigue. Durant toute ma grossesse j'ai pris 12 kgs. A partir du 4ème mois je sentais Lou bouger. Les deux derniers mois, ses grands coups laissaient présager qu'elle allait bien, et qu'elle devait être un bébé vigoureux. En effet, le 3 Octobre, après 17 heures de travail, Lou naissait sans que je subisse la péridurale (aïe, aïe, aïe !) ni épisiotomie. Débordés d'émotion, son père et moi la regardions chercher et tèter le sein vigoureusement. Lou mesurait 51 cm et pesait 3,490 kgs. A mon arrivée à la maternité, j'avais prévenu que j'étais végétarienne. Je refusais aussi les oeufs, sûre que j'étais d'obtenir des oeufs de poules en batterie. On ajoutait alors à mes repas des produits laitiers supplémentaires (comme si le lait de vache allait m'aider à produire du lait !). Je picorais ces repas et les complètais avec du pain complet, des amandes et des fruits que Philippe m'apportait. Lou a perdu 80 g le lendemain de l'accouchement, pour ensuite prendre très vite du poids. Après avoir goûté les saveurs de l'alimentation végétarienne de sa maman via le liquide amniotique, Lou les redécouvre à travers le lait maternel. L'allaitement se déroule à merveille pour Lou qui profite à vue d'oeil. Pour moi cela a été moins facile. En effet, de très fortes douleurs (impression d'aiguilles enfoncées dans le sein) lors de la mise au sein, m'ont un peu gâché le premier mois d'allaitement. Ces maux ont été identifiés comme étant une conséquence du syndrome de Reynaud dont je souffre depuis l'adolescence. Ce syndrome se manifeste par un ralentissement de la circulation sanguine des extrémités (doigts et doigts de pieds) qui deviennent blanches et insensibles. Apparemment, la vaso-constriction responsable de ce trouble occacionnerait chez certaines femmes allaitantes de fortes douleurs aux seins. Aujourd'hui Lou a 1 mois et demi. Elle approche les 5 kgs. Elle dort peu le jour et ne fait toujours pas ses nuits. Ses sourires et ses premiers "areu" nous comblent de joie. Hélène
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Entre
la Terre, les Animaux et les Humains