LES O.G.M.

ORGANISME GÉNÉTIQUEMENT MODIFIÉS

Article extrait du Journal Alliance Végétarienne n° 55 - Mars 1999

Depuis une dizaine d'années, les végétariens consomment de plus en plus de soja, et l'apparition des OGM (Organismes Génétiquements Modifiés) leur pose un véritable problème.

Un bref rappel : Les OGM sont des organismes dont le génome a été modifié par l'introduction de gènes d'espèces différentes. En effet, depuis 1994, les recherches ont abouti à croiser des espèces provenant indifféremment du règne végétal, animal et humain : des gènes de souris introduits dans l'avoine, des gènes de vers-luisants dans le tabac, de bactéries dans le maïs, ou des gènes humains introduits chez le porc (pour les xéno-greffes)... La liste de ces croisements est potentiellement inépuisable.

Les conséquences des OGM ne sont pas maîtrisées :

- au niveau de la santé

  • augmentation des pesticides dans notre alimentation,
  • augmentation des résistances aux antibiotiques,
  • risque de maladies et d'allergies nouvelles.

- au niveau de l'environnement

  • hybridation de plantes sauvages par les plantes transgéniques,
  • disparition de variétés culturales.

Nous sommes incapables de prévoir la cascade d'éléments qui se déclenchent avec l'introduction d'un organisme transgénique dans l'environnement, depuis le gène jusqu'à l'écosystème.

Actuellement, 80% du soja consommé en France est importé des États-Unis où à la récolte le soja, transgénique ou non, est mélangé. En 1999, la moitié du soja américain sera transgénique.

Une grande vigilance s'impose, même si le nouveau règlement européen sur l'étiquetage des produits à base de soja ou de maïs modifiés génétiquement doit permettre le choix des consommateurs. Car on n'a pas précisé que la mention "à base de soja ou de maïs génétiquement modifié" ne concernait que 10 à 20 % de ces aliments. Les additifs ne sont pas concernés par le règlement, or ils représentent la plus grosse part de l'utilisation du soja et du maïs dans l'alimentation humaine, sous forme de lécithine de soja ou d'amidon de maïs par exemple.

Les additifs alimentaires non bio sont également autorisés par dérogation dans les produits bio, ce qui représente à terme, autant de possibilités de voir les OGM dans les produits biologiques.

Seule la traçabilité depuis la semence jusqu'au produit fini peut en garantir l'absence.

Concernant les produits ou les additifs non bio autorisés, le choix du réseau Biocoop est exemplaire : tous les produits contenant des additifs à base de soja ou de maïs non bio ont été exclus de la centrale d'achat du réseau. Avertis de cette démarche, depuis plusieurs mois de nombreux fournisseurs ont fait évoluer leurs gammes. Comment ? en remplaçant la lécithine non bio par de la lécithine bio ou en utilisant de la lécithine de tournesol. D'autres ont modifié leur procédé de fabrication pour supprimer la lécithine.

En résumé :

  • pour les produits à base de soja genre steak, saucisse, lait, yaourt... la provenance transgénique doit figurer sur l'emballage. Il suffit donc de lire.
  • en ce qui concerne les additifs, il faut être plus attentif et éplucher les étiquettes ; lécithine de soja et amidon de maïs doivent être impérativement bio.
  • une bonne idée : faites vos courses dans les Biocoop dont le Cahier des Charges interdit de vendre du maïs ou du soja non bio.

Lionel Reisler.

Sources :
Greenpeace - 22 rue des Rasselins, 75020 Paris - Tel 01.44.64.02.02 - Fax 01.44.64.02.00 - email : contact@diala.greenpeace.org .

Consom'action / Biocoop - 22, cours Gambetta - 65000 Tarbes.

 

Logo Alliance Végétarienne
www.vegetarisme.fr

Entre la Terre, les Animaux et les Humains

E-mail : avf@ivu.org