International Vegetarian Union (IVU)
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Le Manuel des Droits des Animaux


English  (Version originale)

[Chaque mention dans cet article de "ce pays" se réfère à l'Angleterre]

Section 1: Les aliments dérivés des animaux


LA VIANDE

1. Il est évident que les humains mangent de la viande

La physiologie humaine, comme celle de nos parents plus proches, les grands singes, est végétarienne par dessein. La structure de la peau, des dents, de l'estomac et des intestins, la longueur du système digestif, la composition de la salive, des acides d'estomac et d'urine etc... sont tous typiquement végétariens.

Quelque part, très loin dans notre histoire antique, nous nous sommes servi de nos cerveaux si extraordinaires pour développer des outils qui surpassaient nos limitations physiques et nous ont rendu possible de tuer les animaux et de consommer leur chair. Nous sommes devenu des omnivores par habitude mais la physiologie, même aussi adaptative et forte pour digérer de grandes quantités de viande, est toujours restée fidèle à ses origines végétariennes.
Sans nos outils, ceci devient évident. Il faut imaginer, par exemple, la difficulté que l'on aurait à chasser, piéger, et puis manger un lapin cru--cheveux, os, tendons et tout - et le comparer à la facilité d'accueillir des fruits et des légumes crus.

Peut-être le plus important, posez-vous la question si lorsque vous avez très faim vous avez le moindre désir de chasser, tuer et manger un animal.

Malgré les habitudes omnivores, les êtres humains sont conçus pour un régime végétarien. On peut, en fait, se maintenir en meilleure santé possible sans ingérer aucun produit animal ( végétalisme). C'est pourquoi le végétarisme est une voie de moralité, car comment peut-on justifier la souffrance et la mort d'un milliard d'animaux si elles ne sont pas nécessaires ?

2. Les Humains ont toujours mangé de la viande

La consommation de la viande est certainement parmi nos pratiques les plus anciennes (bien qu'il est a noté que la plupart de la population mondiale a toujours été et est encore végétarienne 1), mais aussi le sont l'esclavage, le meurtre et la guerre. L'ancienneté d'une pratique n'est ni une garantie de sa moralité ni une justification.

3. Les Humains ont envie de viande

Malgré les prospectus et affiches que répand l'industrie de la viande, cette idée est désuète. Plusieurs études médicales ont découvert que les végétaliens et les végétariens ne sont pas seulement en bonne santé mais généralement jouissent d'une meilleure santé que ceux qui consomment la viande.

4. La Viande est Bonne pour la Santé

L'Association Médicale Britannique a constaté que : "les végétariens ont des incidences plus basses d'obésité, de maladies coronariennes, d'hypertension, de problèmes intestinaux, et de calculs biliaires."
D'autres recherches ont ajouté à cette liste: l'ostéoporose, les calculs rénaux, le diabète, la goutte, l'arthrite, l'appendicite, l'angine, les hémorroïdes, les varices, et la maladie diverticulaire.
Les végétaliens jouissent des mêmes bénéfices et certains à un degré plus haut.

5. Les humains peuvent manger de la viande et rester en bonne santé

Le système digestif de l'être humain s'adapte facilement. On peut ingérer des quantités modérées de viande comme partie d'un régime équilibré et rester en bonne santé.

Le point est que l'on peut maintenir une santé parfaite sans aucune viande et donc nous causons de la souffrance et la mort de millions et de millions d'animaux chaque année sans aucune meilleure raison que le profit matériel et le goût de leur chair. Un individu devrait trouver ça moralement insupportable même avec une considération minimale des droits des animaux.

6. Les végétaliens et les végétariens sont souvent en mauvaise santé

(voir 4.)

LE LAIT

7. Il est bien naturel que les humains boivent du lait

Les êtres humains sont les seuls animaux sur Terre qui boivent le lait d'une autre espèce. Ce n'est pas une pratique ancienne, on a survécu pendant des centaines de milliers d'années sans et en fait il a été estimé que les deux tiers de la population mondiale ne peuvent même pas le digérer.
Que vous choisissiez d'expliquer notre utilisation du lait animal comme naturelle ou non n'est pas pertinent. Le fait est que nous n'en avons pas besoin et donc ne pouvons justifier la souffrance et la mort que nous causons en l'obtenant. (voir 11 et 12)

8. Les humains ont besoin d'un peu de lait

Le lait contient quelque nutriments valables pour ceux qui peuvent le digérer mais ils peuvent mieux s'obtenir à partir d'une alimentation végétalienne sans risque des effets secondaires associés avec le lait (voir 9) et sans la souffrance et la mort qu'implique l'industrie laitière. (voir 11 et 12)

9. Le lait est bon pour votre santé

On estime que 90% de la population mondiale est déficiente en enzyme lactase nécessaire pour la digestion du sucre du lait(lactose). Cette carence naturelle n'est pas nuisible à moins que l'on boive du lait ! Dans ce cas on peut souffrir de la diarrhée, de flatulences, de douleurs abdominales, et éventuellement, chez les femmes plus âgées, de l'ostéopathie.
L'intolérance au lait est l'allergie alimentaire la plus commune. Les symptômes comprennent l'asthme, l'eczéma, urticaire, problèmes chroniques du nez et des sinus, amigdalites, colites ulcérantes, dérèglements intestinaux, hyperactivité, dépression et certaines formes d'arthrites.
Le lait de vache peut causer le saignement gastro-intestinal chez les enfants et conduire à l'anémie. Il y a un lien prouvé entre la consommation du lait et les cataractes séniles. Dans ce pays (l'Angleterre), les produits laitiers sont pour la moitié des graisses saturées absorbées, qui sont un facteur à haut risque dans les maladies cardiaques --- Notre plus grand meurtrier.

10. On n'utilise que ce dont le veau n'a pas besoin

Ce point de vue est naïf. Les vues idylliques des fermes font partie d'un lointain passé. La vache laitière moderne perd son veau lorsqu'il n'a que un à trois jours.

11. Qu'arrive t'il aux veaux ?

Les veaux les moins sains sont tués quelques jours et puis on les convertit en aliment pour animaux, tourteaux et présure pour la fabrication du fromage. Quelques-unes des femelles deviendront des remplaçantes pour le bétail laitier. D'autres veaux âgés de 1 à 2 semaines sont vendus sur les marchés aux bétail, destinés à être élevés pour la production du boeuf. 80% du boeuf consommé est un produit secondaire de l'industrie laitière.

Chaque année, plus de 250.000 veaux sont exportés en Europe, souvent dans des conditions effroyables, pour la production de veaux. On les garde dans des cages qui de 5 pieds par 2 pieds dans lesquelles ils ne peuvent pas même se retourner. On ne leurs donne pas de litière (au cas où ils la mangeraient) et ne reçoivent que des liquides dépourvues du fer et de fibre pour que leur chair devienne pâle et anémique. Après 3-5 mois, ils sont abattus. Ils n'auraient probablement pas vécu beaucoup plus.

Plus de 170.000 veaux de moins de 3 mois meurent chaque année dû au mauvais élevage et au traitement horrible sur les marchés.

12. L'industrie laitière ne nuit pas aux veaux

Dès l'âge de 2 ans, la vache laitière moderne passe 9 mois par an en gestation. On lui prend son veau trois jours après la naissance ce qui cause à tous les deux beaucoup de détresse. Pendant les 10 mois suivants on la trait, et on prend 10 fois la quantité de lait que son veau lui aurait pris. Ce n'est pas surprenant qu'annuellement un tiers des vaches laitières souffrent de la mastite (l'inflammation douloureuse des mamelles).

Pour faire accroître leur production de lait, les vaches sont nourries avec des hautes concentrations en protéine, mais ce n'est souvent pas suffisant et elle est forcée de se servir de ses propres tissus pour se nourrir. Cela mène à généralement l'acidose qui peut la rendre boiteuse (l'acidose touche 25% des vaches laitières chaque année).
A l'âge de 5 ans, épuisée et fatiguée, on la tue. Son expectative de vie naturelle aurait été à peu près 20 ans.

13. Les vaches ne produisent pas de lait si elles sont heureuses.

Les vaches ne peuvent pas aider à la production de lait; exactement comme elle ne peuvent à la production d'urine. Depuis les années 50, on a soumis les vaches à de méthodes d'élevage de plus en plus intensives. Leur souffrance est maintenant plus aiguë qu'auparavant. Dans cette même période, leur production a été multipliée par 5.

14. Il est naturel que les humains mangent des oeufs

Les humains primitifs ont certainement mangé des oeufs mais il faut distinguer entre le ramassage opportuniste à l'âge de pierre et les productions intensives en batterie d'oeufs actuelles qui rien qu'au Royaume Uni compte 30 millions de poule dans des cages étroites sans assez d'espace pour étendre leurs ailes et qui entraîne l'abattage de 35 à 50 millions de poulets chaque année simplement parce qu'ils n'ont pas d'utilité. Le point est que les oeufs ne nous sont pas nécessaires et pouvons nous maintenir en parfaite santé sans en manger. Nous ne pouvons donc pas justifier la souffrance et la mort causée en les obtenant. (voir 17 et 18)

15. Les oeufs sont bons pour vous

Les oeufs sont nutritifs, mais ils peuvent toutefois véhiculer la salmonelle et sont quelquefois la source de beaucoup d'allergies. On peut obtenir tous les éléments nutritifs facilement avec un régime végétalien sans les risques de santé et la cruauté énorme impliquée par la production des œufs. (. (voir 17 et 18)

16. Ca ne gêne pas les poules que l'on prenne leurs oeufs

A l'état sauvage, la poule se fait un nid et pond six oeufs en six jours. Si quelques oeufs se perdent, elle peut les remplacer facilement, pourvu qu'elle ait assez de nourriture. C'est cette capacité de continuer à pondre dont le fermier moderne profite mais cela frustre un des instincts les plus fondamentaux de la poule : celui de la reproduction.

17. Les poules ne pondent pas si elles sont pas heureuses

Les ovaires des poules se contrôlent par la lumière, qui est soigneusement surveillée et contrôlée dans les élevages pour mieux simuler l'été continuel. C'est ceci, combiné avec l'élevage sélectif et une alimentation contrôlée qui résulte d'une forte production des poules modernes, mais aux dépens du bien-être des poules.
Les conditions dans les élevages de poules sont épouvantables. Cinq poules, chacune avec une envergure de 81 centimètres sont dans une cage de 50 centimètres de large. Leurs pattes deviennent mal formées à cause d'un grillage sur lequel elles se tiennent. Elles ne peuvent jamais se percher, se baigner dans la poussière, ni se nicher. Le manque d'exercice physique entraîne des problèmes de foie et des os. La plupart deviennent psychotiques. Ces poules ne sont pas heureuses mais cependant elles continuent à pondre.

18. Qu'est ce qui ne va pas avec les oeufs de poules élevées en parcours libre ?

Comme la plupart des animaux, les poules produisent un nombre égal de poussins mâles et femelles. Mais même le fermier le plus consciencieux sait que les poussins mâles ne servent à rien. Ils les tuent par gazage, écrasement, étouffement, décompression ou par noyade.
Les poules sont gardée à peu près 2 ans, ou jusqu'à ce que leur productivité soit en déclin. Puis, on les envoie à l'abattoir. Leur expectative naturelle de vie aurait été de 5 à 7 ans.

19. Les poules pondent des oeufs infécondés qui seraient gaspillés autrement

Les poules sauvages ne pondent que rarement des oeufs infécondés. Les poules domestiquées le font principalement parce que les humains les manipulent. Le point n'est pas que les oeufs se gaspilleraient, mais qu'en manipulant ces poules on leur inflige des cruautés les plus horribles.

Le Poisson

20. Le poisson est bon pour la santé

Dans la Mer du Nord, où est pêché presque la moitié de nos poissons, certains pêcheurs portent maintenant des masques protecteurs sur le visage pour se protéger à cause de la contamination de l'eau.

De petites quantités de poisson des eaux non polluées (s'il y en a) ne vous feront probablement aucun mal. Mais il y a trois choses dont il faut se souvenir : premièrement il a été clairement établi que les poissons souffrent lorsqu'ils sont attrapés (voir 21, 22, et 23); deuxièmement, la pêche a déjà eu un effet désastreux sur l'environnement (les ressources de poissons sont à leurs plus bas niveau jamais atteints); et troisièmement, les soi-disant bénéfices de manger du poisson peuvent s'obtenir facilement d'un régime végétalien. Le choix éthique est clair.

21. Les poissons ne ressentent pas de douleur

Les poissons ont un système nerveux complexe et tous les organes sensoriels nécessaires pour la sensation de la douleur. C'est donc logique de supposer qu'ils ressentent de la douleur.
Une étude sur trois ans par un panel de scientifiques et de représentants d'associations de pêche et de chasse (The medway Report) conclue que les poissons, comme d'autres vertébrés, sont capables de souffrir.

22. Les poissons sont dans un espace libre

Pourquoi un animal en liberté doit mériter plus la mort qu'aucun autre animal ? La suggestion qu'un être doit payer sa liberté avec sa vie est non sens moral. Tous les animaux doivent être en liberté et on n'a aucun droit de leur en priver pour des raisons aussi triviales que celles de l'argent, du goût de leur chair, ou le plaisir du 'sport'.

23. Quelques données concernant la boucherie des poissons

Des navires de pêche britanniques attrapent 500.000 tonnes de poisson chaque année et il n'y a pas de lois qui contrôlent leur abattage. Les poissons meurent de choc, d'asphyxie, d'écrasement sous le poids de la pêche, et de congélation sur la couche de glace. Beaucoup, comme la morue, l'églefin, la raie, et la sole peuvent être encore en vie lorsqu'ils sont vidés. Les anguilles sont tuées en les couvrant de sel (cela prend 2 heures) ou en les hachant en petits morceaux. Les poissons "de fermes", tels le saumon et la truite sont saignés avec ou sans les étourdir. Les truites sont affamées pendant 3 à 6 jours avant d'être attrapées et peuvent être emballées dans la glace directement de la sortie de l'eau pour le transport jusqu'au étalages. Elles mettent 14 mn à mourir. Voir aussi 23.

LA NUTRITION

24. Quid de la protéine ?

La carence de protéine est presque inconnue en Occident. les végétaliens ne doivent pas se faire de soucis. Le régime moyen végétalien couvre les recommandations journalière de protéines du département de la santé, Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le "National Comitte on Nutrition Education" (NACNE) (Commission Consultative Nationale à l'Education Alimentaire).
Le problème principal avec les protéines animales est qu'elles viennent habituellement avec des graisses saturées, grand facteur de risque pour les maladies cardiaques. -- notre plus grand tueur.

Les protéines végétales, d'autre part, sont associées normalement avec des fibres, qui ont un des rôles le plus important dans une alimentation saine. En fait, les vegans, comme groupe alimentaire, ont été trouvés comme les plus proches de tous pour la couverture des besoins journaliers en fibre.

Les protéines dans la viande sont très concentrées et ceux qui mangent de la viande en absorbe largement plus que nécessaire. Cela peut mener à des conditions comme la goutte, l'arthrite, les rhumatismes, la fibrosite et des carences de niacine, vitamine B6, calcium, magnésium, et d'autres minéraux.

Un régime haut en protéines induit un énorme effort du pancréas, - un organe qui produit des enzymes pour la digestion, des protéines mais aussi combat le cancer - . Il est important de rappeler que 147.000 personnes (1981) meurent d'un cancer chaque année en Angleterre.
Ce n'est pas un fait commun que les légumes contiennent des quantités suffisantes de protéines. Des sources particulièrement riches en sont: les noix, les céréales, les graines, les légumes feuilles et les pommes de terre.

25. Quand est il du fer ?

Le régime végétalien typique procure le double de la quantité nécessaire de fer et aussi jusqu'à trois fois celle de la vitamine C. La vitamine C améliore l'absorption de fer dans le corps, et conséquemment, les végétaliens souffrent rarement d'anémie.

Des sources riches en fer sont: les fruits secs, les noix, les légumes vertes, les graines, la mélasse et l'algue.

26. Quand est il du calcium ?

Il n'existe pas de rapport de déficience de calcium parmi les vegans. On a montré que les protéines animales provoquent le corps à éliminer le calcium plus vite qu'avec les protéines végétales. C'est peut-être une des raisons que les végétariens et les végétaliens ont moins de risque d'ostéopathie.

Les aliments riches en calcium sont le tofu (qui contient plus de 4 fois de calcium que le lait de vache), les légumes verts, les fruits secs, les noix, les graines, la mélasse et les algues.

27. Quand est il de la vitamine D ?

La vitamine D est produite par l'action de la lumière du soleil sur la peau. Même si elle est disponible dans des aliments fortifiés comme la margarine, un peu d'air frais chaque jour (même par temps nuageux) est tout ce qu'il vous faut.

28. Quand est il de la vitamine B12 ?

Le corps humain ne requiert qu'une quantité minime de B12 et peut la conserver lorsque les apports sont rares. L'insuffisance est extrêmement rare et actuellement ne touche pas plus les végétaliens que les non végétaliens. Généralement, elle est plutôt la conséquence de l'incapacité à absorber la vitamine qu'une insuffisance de régime alimentaire.

La vitamine B12 est produite par des bactéries dans l'intestin grêle et il est probable que le corps peut en absorber la quantité nécessaire de là. Il n'y a pas eu assez de recherches à ce sujet, mais cela peut s'expliquer pourquoi des végétaliens qui ne consomment aucun supplément restent en bonne santé.

La vitamine B12 ne se trouve pas dans la plupart des plantes, mais est souvent présente dans les organismes vivant dessus. Bien que ces organismes soient détruits par l'agriculture chimique moderne, il est probable que les légumes frais, crûs et bio pourraient en être une bonne source. Mais là encore, il n'y a pas eu assez d'études.

29. On aurait à manger tellement

Complètement faux comme pourrait vous le dire n'importe quel végétalien ou végétarien. Essayez et vous verrez !

Mais qu'adviendrait il si tout le monde se convertissait au végétarisme ?

30. On serait "infesté" de bétail...

Il y a de grands nombres d'animaux de ferme mais ce n'est pas comme si on les libérerait tous à une fois. Ils sont élevés en si grand nombre seulement parce que c'est profitable. Au fur et à mesure que le végétarisme et végétalisme s'accroissent la demande de la viande diminue tout autant et les animaux de ferme diminueront en proportion. Ceux qui resteront seront indubitablement traités avec soin par une société qui aura mis la compassion avant le goût et le profit.

31. Qu'arrivera t'il aux animaux de ferme ?

(voir le 30)

32. Il y aurait moins d'animaux dans le monde

90% de la terre agricole dans ce pays est utilisée directement ou indirectement pour nourrir le bétail. On a estimé qu'une Angleterre végétalienne pourrait vivre avec 25% de la terre cultivée actuellement. Cela libérerait de vastes surfaces qui pourraient retourner à l'état sauvage. Toutes ces hectares de céréales stériles deviendraient de nouveau des écosystèmes naturels. Il y aurait plus d'animaux dans ce pays qu'il y en a eu depuis des centaines de milliers d'années.

33. Beaucoup de traditions et coutumes disparaîtraient

D'autres exemples de coutumes et traditions sont: le sexisme, le racisme, la torture, les exécutions publiques et les sorcières sur le bûcher. Il faut abandonner certaines traditions barbares afin que la société progresse.

34. Il n'y aura pas assez de nourriture

90% de la terre arable dans ce pays est utilisée directement ou indirectement pour nourrir le bétail. On produit aujourd'hui autant d'aliments que pour satisfaire les besoins de 250 millions de personnes.
Il y a plus de 500 millions d'individus sous-alimentés ou affamés dans le monde, et 50.000 meurent chaque jour de la faim.
. On a estimé qu'une Angleterre végétalienne pourrait vivre avec 25% de la terre cultivée actuellement.

35. Beaucoup de gens perdraient leurs emploi

La conversion au végétarisme est une progression lente. A mesure que moins en moins de gens auront un emploi dans les industries de la viande, de plus en plus de gens trouveront un l'emploi dans les industries qui les remplaceront. Certaines personnes pourront perdre leur emploi et tous les efforts devront être fait pour leur en retrouver un nouveau. Mais n'oublions pas que les animaux sur lequel est basé leur emploi perdent leur vie.

DES EXCUSES TYPIQUES

36. Je n'ai pas tué les animaux

Les consommateurs qui achètent la viande sont exclusivement responsables pour la mort de, rien que pour la Grande Bretagne, plus de 700 millions d'animaux chaque année. Le meurtre se fait à leur demande et se finance avec leur argent. Leur culpabilité est indéniable.

37. Les animaux sont tués humainement

Dans leur rapport de 1984 le propre comité conseillé du gouvernement (FAWC) stipulait que le bien-être des animaux dans les abattoirs britanniques avait une faible priorité. Ils critiquaient la totale ignorance du personnel des abattoirs, l'utilisation continuelle de bâtons électriques douloureux pour bouger les animaux et pensaient qu'il était autrement probable que les méthode d'étourdissement avant l'abattage ne rendaient pas les animaux insensible à la souffrance. Sur le total de leurs 117 recommandations d'amélioration seulement quelques unes ont été mis en oeuvre. Les conditions dans les abattoirs n'est pas la question. C'est le meurtre lui-même qui es incorrect et qui restera incorrect, malgré avec quelle humanité il est fait.

38. les animaux sont élevés pour cela

Les animaux élevés pour l'alimentation sont aussi capables de ressentir la souffrance comme leurs homologues sauvages et c'est leur souffrance dont il est question.

39. Les animaux sont ici pour être utilisés.

Les animaux ne sont pas un moyen d'arriver aux fins humaines; ils sont des êtres indépendants qui ont leurs propres besoins et désirs. Nous n'en avons pas besoin pour la survie et par conséquent, nous n'avons pas le droit de leur causer de la souffrance et la mort.

40. Si ce n'était pour l'industrie de viande, les animaux ne seraient jamais nés.

Bien sûr, il serait mieux pour un animal né à une vie courte, misérable, et douloureuse qu'il ne soit jamais né. Que préféreriez-vous ?

41. Les animaux n'ont jamais connu mieux.

Bien que ce soit la vérité, elle ne soulage pas leur souffrance. Leurs désirs fondamentaux restent les mêmes et c'est la frustration de ces désirs qui est une grande part de leur souffrance. Il y a beaucoup d'exemples: la vache laitière qui ne peut jamais élever ses veaux, la poule de batterie qui ne peut jamais marcher librement ni étendre ses ailes, le cochon qui ne peut jamais faire son nid ni fouiner dans la forêt pour chercher sa nourriture, etc. En fin de compte, on frustre le désir le plus fondamental de l'animal : celui de vivre.

42. Il faut que les animaux meurent un jour ou l'autre

C'est la même chose pour les humains, mais cela ne donne ni le droit ni l'excuse de tuer quelqu'un.

43. Le végétarisme et le végétalisme sont difficiles socialement

Bien que le végétarisme soit devenu largement accepté, le végétalisme est toujours regardé avec méfiance par la majorité des gens. Ce fait changera lorsque le végétalisme progressera, et plutôt qu'une excuse pour la complaisance c'est une raison en soi de faire ce que l'on peut maintenant.
Les priorités sont claires, aucun animal ne doit souffrir ou mourir pour vous éviter un peu d'incommodité sociale. N'importe quelle vie vaut plus que cela.

44. Beaucoup de plaisir est procuré par les produits animaux

Causer la souffrance et la mort d'autrui pour le plaisir n'est pas correct. C'est un sens moral commun et on le croit mondialement. Bien sûr, avec notre ingénuité infinie, nous pouvons trouver d'autres moyens de nous faire plaisir ?

45. Seulement moi me mettant au végétarisme/végétalisme ne ferait aucune différence

Durant sa vie le mangeur de viande anglais moyen consomme 36 cochons, 36 moutons, 8 vaches, et 550 poules. Ce n'est peut-être qu'une contribution minime à l'industrie de viande, mais le végétarisme s'accroît. D'autres m'ont inspiré à me convertir au végétarisme (et plus tard au végétalisme), et d'autres m'ont suivi, et d'autres encore vont les suivre. Nous tous pouvons faire une différence parce que nous ne sommes pas seuls.
Si le nombre de végétariens doublait dans ce pays, 60 millions de vies seraient sauvées chaque année.

46. L'industrie des produits d'animal vaut beaucoup d'argent

On ne peut pas justifier ni défendre une pratique cruelle sous prétexte du profit. Après tout, il y a maints crimes qui sont profitables aussi. Nous devrions nous poser à nous même la question non pas combien est importante la vie d'un animal pour nous mais combien elle est importante pour lui.

47. Les animaux se sont habitués aux pratiques d'élevage

On a forcé les animaux à s'habituer aux pratiques qui accroissent leur productivité en contraignant leurs corps souvent au-delà de leurs limites physiques. Les exemples typiques sont les vaches qui peuvent devenir paralysées en détruisants leurs propres tissus pour produire 10 fois leur rendement naturel et les poulet dont 6 % meurent de l'effort physique entraîné par l'augmentation de leur poids de 50 à 60 fois en 7 semaines.
Les adaptations forcées ne font qu'augmenter la souffrance des animaux d'élevage.

48. Les aliments végétariens coûtent trop cher

Les produits animaux, spécifiquement la viande et le fromage, sont les plus chers tous nos aliments principaux. Le plus que vous remplacez avec les moins chers (et plus sains) des fruits et légumes, le plus d'argent que vous économiserez.

CONCERNANT LES FERMES

49.Les fermiers doivent tuer les animaux nuisibles

Les animaux deviennent des "nuisibles" non par leurs propre faute mais par la notre. Beaucoup d'eux sont échappés des élevages de fourrure, des pelleteries, ou ont été introduit délibérément dans la nature pour le "sport". Le système écologique n'est pas en équilibre dans les terres de ferme. Tout animal valable pour une production particulière est élevé et multiplié rapidement. On ne peut et ne doit pas justifier le meurtre de ces animaux par le résultant de nos erreurs. Il faut trouver d'autres solutions.
Pour le milieu sauvage, malheureusement, nous ne pouvons pas faire grand chose. En fin de compte ce sera les animaux eux-mêmes qui limiteront leurs propres nombres pendant que l'environnement s'ajuste à eux.
Sur les fermes il y a beaucoup que l'on puisse faire et la plupart des leçons ont été déjà apprises. Pendant des milliers d'années des populations primitives de part le monde ont utilisé des méthodes de fermage basées sur l'écosystème naturel où les populations nuisibles potentielles s'auto régulaient. Ces méthodes sont maintenant explorées dans les fermes bio et la permaculture. Malheureusement je ne peux rentrer dans les détails ici sur un sujet aussi énorme.

50. Même les fermes végétaliennes priveraient les animaux sauvages de leur habitat

On estime qu'un Anglais végétalien serait autosuffisant en nourriture avec seulement 25% de la terre que l'on cultive actuellement. Cela libérerait des vastes surfaces qui pourraient retourner au monde sauvage.
La terre n'est pas quelque chose dont on est propriétaire; c'est quelque chose que l'on partage. Nous devons l'utiliser avec précaution, tout en respectant les besoins des animaux avec lesquels nous la partageons et ne prendre seulement ce dont nous avons besoin.

AUTRES POINTS

51. Le végétarisme/végétalisme est-il sans danger pendant la grossesse ?

Les femmes enceintes ont des nécessités spéciales et doivent prendre soin à recevoir tous les nutriments dont elles et leur enfant ont besoin. Ces nutriments peuvent tous s'obtenir facilement avec un régime végétalien ou végétarien.
Une enquête de 1987 a trouvé qu'un régime végétalien bien équilibré pendant la grossesse pouvait réduire l'incidence de "pre-eclampsia".

52. Le végétarisme est-il sans danger pour les bébés et les enfants ?

Le "British Medical Journal" dit que: "e régime végétarien est adéquate pour les besoins nutritionnels des enfants".
Les enfants végétariens et végétariens prospèrent. Les enfants végétaliens en particulier tendent à être plus sveltes que leurs confrères omnivores, et par conséquent, ont moins de risques de maladies liées à l'obésité.

53. Le régime végétalien/végétarien requiert-il une connaissance de spécialiste ?

Les principes élémentaires d'une alimentation saine ne sont pas difficiles à comprendre et font maintenant parti de la connaissance générale.
Les mêmes principes s'appliquent que l'on soit végétalien, végétarien, ou autre : manger plus de fruits frais, légumes, et aliments complets et réduire les graisses saturées, le sucre, le sel et l'alcool.
Il n'y a rien dans les produits animaux qu'il faille supplémenter avec attention (sauf, peut-être, la vitamine B12. voir >28). Beaucoup d'entre eux nous font plus de mal que de bien. (voir 4915et20Supprimer les produits d'animaux fait seulement une alimentation saine plus saine.

54. Comment savez vous si les plantes ne souffrent pas ?

Pour ressentir la douleur, il vous faut un système nerveux central et pour souffrir de cette peine ou pour ressentir une douleur il vous faut un degré d'intelligence. Une plante n'a ni l'un ni l'autre. Nous n'avons donc pas de raison de croire que les plantes souffrent.

55. Les plantes ne devraient-elles avoir des droits ?

On attribue les droits aux individus parce que sans ceux-ci ils pourraient souffrir. Puisque les plantes n'ont pas la capacité de souffrir (voir 54) elles ne peuvent posséder ces droits.
Ce fait n'excuse pas la destruction complète des plantes que l'on voit partout dans le Monde, car nous, animaux, qui possédons des droits, dépendons de ces plantes pour notre survie. Sans la vie végétale il ne pourrait avoir de vie sur Terre.

56. Et la viande de "pâturage libre"

voir 22

57. Les animaux transforment les plantes que nous ne pouvons pas manger en viande que nous pouvons manger

C'est vrai, mais plus pertinent est le fait que l'on nourrit le bétail avec assez d'aliments pour l'équivalent de 250 millions de personnes.

58. Et si je me servais d'un animal déjà mort ?

Ce n'est pas la consommation de la viande qui est incorrecte, mais le meurtre non nécessaire des animaux. Comme la consommation de la viande n'est pas nécessaire et en général requiert que l'on tue un animal, il s'en suit généralement que la consommation de la viande est incorrecte.
Si pourtant vous vous arrangiez d'obtenir de la viande sans tuer un animal (ou en payant quelqu'un qu'il tue pour vous) - par exemple en trébuchant sur un animal déjà mort - je ne vois aucune objection que vous en mangiez. Bien sur cela s'applique aussi à la viande humaine.
Des découvertes récentes archéologiques suggèrent que les humains primitifs étaient plus enclin à chercher des plantes qu'à chasser.

59. Et au sujet du miel ?

Les abeilles sont des créatures complexes, elles ont une mémoire et une capacité de l'appliquer à des situations nouvelles. Elles ont une structure sociale très compliquée et peuvent se communiquer des informations détaillées.
Des millions et millions d'abeilles sont tuées, autant intentionnellement que non intentionnellement, dans la production commerciale de miel chaque année.
C'est difficile de dire à quel degré un animal tellement différent de nous est capable de souffrance, mais nous n'avons pas besoin du miel - Alors, sûrement, il serait mieux de sauver les vies de ces animaux miraculeux ?

Traduction française de Doug J Duea (USA)

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