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Jardinage pour végétariens


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Original : English

Introduction -- Fertilisants -- Contrôle des parasites -- Contrôle des mauvaises herbes -- Espèces menacées -- Adresses utiles

Introduction

Le jardinage semble être un loisir très innocent, mais pour le végétarien ce peut être un champ de mines de difficultés ! Il existe quantité d'informations disponibles concernant le jardinage bio, mais bio n'est pas synonyme de végétarisme.

Bien que les méthodes d'agriculture biologique essayent de protéger l'environnement, elles préconisent souvent l'utilisation de produits dérivés des abattoirs tels que sang séché, farines d'os et farines de poisson. Les méthodes de culture biologique n'affichent pas plus de remords pour tuer les soi-disants : nuisibles. Beaucoup de végétariens souhaitent jardiner sans utiliser de sous-produits animaux, ni tuer sans nécessité, même l'animal le plus humble. Nous ne pouvons prétendre établir des règles définitives sur ce sujet mais simplement donner ici quelques informations pour jardiner de façon à causer le minimum de souffrance animale.

Fertilisants

Essayez de ne pas utiliser de tourbe quand vous pouvez l'éviter. Les tourbières de Grande-Bretagne disparaissent rapidement avec comme conséquence la destruction de la vie sauvage. Deux millions de tonnes sont vendues aux jardiniers chaque année ! Utilisez du compost fait par vous-mêmes si vous le pouvez, ou achetez de l'écorce compostée, qui elle est une ressource renouvelable provenant des exploitations forestières. On trouve aussi un nouveau produit disponible en jardineries : la fibre de noix de coco compostée. Ce produit est à base des enveloppes extérieures des noix de coco, c'est donc une ressource renouvelable, écologiquement acceptable. Des tests ont montré ses performances équivalentes aux composts basés sur la tourbe.

Compost de champignons, de houblon (comme couche supérieure) et fumier composté sont des fertilisants alternatifs.

Sang séché et farine de poisson sont souvent utilisés pour enrichir le sol en azote. Ceux-ci ne sont évidemment pas des produits "végétariens". Vous devriez aussi prêter attention aux différents fumiers compostés en vente ces derniers temps, mêmes certains labellisés AB, car beaucoup contiennent du fumier d'animaux d'élevages industriels ou de la fiente de poules en batterie.Les produits des marques utilisant le symbole "Association du Sol" (Grande Bretagne) proviennent d'élevages en parcours libre.

Les fertilisants à base d'algues sont un substitut correct et acceptable . L'algue calcifiée est néanmoins du corail broyé, qui est scientifiquement animal et, de plus, la façon dont elle est récoltée n'est pas bonne pour l'environnement marin ! La poudre d'os est un sous-produit des abattoirs. En plus de n'être pas compatible avec le végétarisme nous avons entendu que, l'agriculture biologique étant en plein essor maintenant, la poudre d'os est importée de pays du sud de l'Afrique . Il y a là des ranchs d'élevage de bétail contribuant à la destruction de la forêt ! Il n'existe actuellement pas de preuve que l'ESB puisse être transmise par la poudre d'os, mais face aux incertitudes concernant l'origine et la transmission de cette maladie, et le fait que l'agent responsable semble survivre à un traitement par chauffage, c'est un sujet qui devrait être pris en considération. Il y a aussi la probabilité que la poudre d'os pourrait contenir les restes de crémation d'animaux familiers, chats et chiens. N'utilisez pas de terreau de lombrics sans investigations sur son origine. Certaines méthodes de production sont acceptables mais d'autres peuvent blesser les vers ou même les tuer.

Si vous faites votre propre compost vous savez de quoi il se compose et vous pouvez donc être sûr que c'est un fertilisant acceptable ! Investissez dans un composteur ou fabriquez-le, ou si vous ne disposez vraiment que d'un petit espace utilisez un sac à déchets en polyéthylène pour lourdes charges (sac à gravats). Mettez une pelletée de terre dans le fond pour introduire les organismes démarrant la fermentation puis ajoutez des couches de déchets d'épluchages, feuilles mortes, tontes et tous autres déchets organiques. Même les morceaux de papiers tels que : papiers essuie-tout usagés et mouchoirs papier sont compostables (si vous les utilisez sachez qu'il existe des alternatives plus respectueuses pour l'environnement). Les déchets durs tels que trognons de choux et peaux de bananes devraient être coupés en petits morceaux. On peut y incorporer les mauvaises herbes annuelles en entier mais pour les mauvaises herbes vivaces il faut éliminer les racines. N'incorporez jamais aucune partie de liseron dans votre compost, le moindre petit brin s'enracinerait et, lorsque vous étendriez votre compost, votre jardin deviendrait une magnifique pépinière de liserons !

Attention à ne pas ajouter trop de terre avec les herbes, car cela peut ralentir la fermentation.. Si vous utilisez un sac polyéthylène, fermez-le quand il est presque plein et percez deux ou trois trous pour le passage de l'air sur les côtés. Laissez décomposer jusqu'à ce qu'il ait perdu un tiers de son volume initial, puis épandez le contenu sur votre terrain. La plupart des composteurs du commerce ont une trappe pour retirer le compost mûr du fond sans qu'il soit nécessaire de le vider entièrement, permettant ainsi une transformation continue.
(ndt : compost mûr = couleur noire, consistance terreuse, et odeur agréable).

Il existe des fertilisants complètement inorganiques, bien que désapprouvés par le mouvement Bio, ils ont l'avantage d'être produits sans aucune exploitation animale. Le minerai de phosphate est extrait de dépôts naturels et le superphosphate est produit en le traitant avec de l'acide sulfurique. Le carbonate de potasse (potassium) est aussi extrait de dépôts de chlorure de potassium laissés par l'assèchement de mers anciennes. Le potassium est utilisable directement, aucun traitement n'est nécessaire.

Les fertilisants azotés inorganiques sont basés sur l'ammoniaque, lui même obtenu de l'azote extrait de l'air. Les fertilisants usuels sont le nitrate d'ammonium et le sulfate d'ammonium, ce dernier étant un produit dérivé des industries de l'acier et des fibres artificielles. L'association des fabricants de fertilisants (Angleterre) affirme, aussi loin qu'il est connu, aucun test sur les animaux n'a été réalisé en Grande-Bretagne avec les fertilisants inorganiques, car ces matières ont déjà le test du temps et, utilisées correctemement, ne devraient pas nuire. Cependant, certaines compagnies étrangères ont effectué des recherches basées sur l'expérimentation animale.

Si vous venez de traiter votre jardin ou votre gazon avec un fertilisant inorganique, ne laissez s'ébattre aucun animal familier, tel que lapin ou tortue, jusqu'à ce qu'une bonne pluie ait entraîné le produit dans le sol. Des doses concentrées de fertilisant peuvent être dangereuses par ingestion. L'une des objections au végétarisme que l'on peut parfois entendre c'est que sans animaux de ferme il n'y aurait pas assez de fumier pour rendre possible la culture biologique. Les personnes objectant cela oublient leur propre production de déchets. Les excrétions humaines sont compostables en toute sécurité sans danger pour la santé si on respecte un procédé simple. Cela procure une source de fertilisant vraiment humaine, cela évite la pollution des rivières et des côtes causée par nos systèmes d'égout, cela préserve les nutiments des plantes. Une personne produit annuellement l'équivalent de 25 kg d'engrais 20:10:10 NPK du commerce. Il n'y a pas d'objection réelle à utiliser les excréments humains comme fertilisant, excepté dans l'idée des gens. Pour savoir comment construire un simple w.c. sûr, "sans odeur" et écolo contactez "Practical Alternatives" ou le "National Centre for Alternative Technology". (ndt : en France contactez les éditions Terre Vivante pour en savoir plus sur les toilettes à compost).

Les plantes de la famille des pois, incluant les plantes ornementales comme le pois de senteur et les lupins, ont le pouvoir de fixer l'azote de l'air. Elles le font avec le concours de bactéries spécifiques qui vivent dans les nodules de leurs racines. Donc après une récolte de petits pois, coupe de pois de senteur, etc. n'arrachez pas les racines, enterrez-les dans le sol pour qu'elles relâchent l'azote.

Contrôle des parasites

Le meilleur moyen de contrôler les insectes parasites est peut-être d'inviter leurs prédateurs naturels dans votre jardin. Si vous avez de la place, creusez un bassin pour encourager la venue des grenouilles. Celui-ci doit être irrégulier, avec différentes profondeurs et tout au moins un côté en pente douce pour que les grenouilles aient un accès facile.

Les crapauds sont de bons alliés aussi. Ils ne passent pas autant de temps dans l'eau que les grenouilles mais ont besoin de recoins humides et de fentes pour se cacher. Ayez toujours une "baignoire" à oiseaux remplie d'eau claire et assurez-vous qu'elle ne gèle pas en hiver. L'hiver encouragez les oiseaux à rester à proximité de votre jardin en disposant de la nourriture à oiseau. Plantez des buissons feuillus ou des arbustes persistants pour que les oiseaux s'y cachent et se sentent en sécurité. Les arbustes à baies hivernales conviennent encore mieux car ils procurent de la nourriture pour l'hiver. Favorisez les hérissons avec un jardin pas trop soigné, laissez des broussailles et des litières de feuilles sous les haies et dans les coins sombres. Si vous possédez un grand jardin envisagez des abris à oiseaux, et de petites niches permettant aux hérissons d'hiberner. Les hérissons souffrent de la sécheresse, mettez-leur à disposition une gamelle d'eau.

Les abris à oiseaux sont disponibles à : Jamie Wood Limited Birds, Cross Street, Polegate, East Sussex, BN26 6BN. Angleterre Tel : (44) 1321 23813

Laissez délibérement un ou plusieurs coins du jardin en friches pour la vie sauvage. Une grande variété de plantes favorise les prédateurs naturels. Ne plantez pas de grandes surfaces d'une même culture, préférez de petits carrés, séparés par des plantes fleuries de couleurs vives telles que le souci. Cela ne fait pas qu'attirer les auxiliaires, mais rend plus difficile la propagation rapide d'insectes nuisibles si une parcelle est atteinte. On dit la phacelia attractive pour les syrphides (mouche ayant l'apparence d'une guêpe) et les syrphides mangent les pucerons. Les coccinelles sont vos amies ! Ne perturbez pas les fonds de haies où elles hivernent. Les insectes auxiliaires communs sont : la coccinelle, les mouches bleues, les mouches vertes et les chrysopes. Certains insectes auxiliaires peuvent être achetés si vous n'en avez pas dans votre jardin. Regardez dans les magazines de jardinage les encarts concernant la lutte biologique. Apprenez à reconnaître les larves des auxiliaires car leur aspect peut être très différent de leur forme adulte. Par exemple les larves noires de coccinelles, ressemblant à des mini-chenilles, sont souvent confondues avec des insectes nuisibles ! Pratiquez la rotation des cultures.

Essayez aussi les barrières physiques contre les parasites. Par exemple une palissade de polyétylène autour de plants de carottes empêche la mouche de la carotte d'y entrer. Des cercles de feutre serrés ou de vieux tapis autour des choux découragent la mouche du chou. Maintenant vous pouvez aussi acheter des films horticoles fait d'un matériau laissant passer la lumière et l'eau mais qui empêche les insectes volants, cherchant un endroit pour déposer leurs œufs, de passer. On peut aussi protéger les plantations de légumes en étendant ces films au-dessus ou en tunnel avec des arceaux. Les pots de fleur vides en plastique, garnis de papier journal et posés à l'envers au sommet de piquets, piégeront les forficules (perce-oreilles) et les charençons de la vigne que vous pourrez ainsi transporter loin de votre jardin.

Les insectes plus gros, comme les chenilles, peuvent être ramassés à la main et déplacés au loin. Les pucerons sont enlevés des feuilles en arrosant avec un jet moyen à fort.

Les plantes en bonne santé ont une meilleure résistance aux parasites, il faut donc leur procurer les meilleures conditions de développement. Veillez au type de terre, au pH, à l'exposition à la lumière, au drainage, à l'exposition au vent, etc. L'utilisation d'un compost maison renforce les plantes et accroît leur résistance aux insectes parasites. Le chaulage est bon contre la hernie du chou (champignon : Plasmodiophora Brassicae). Ne plantez pas des variétés dont vous savez par expérience qu'elles ne se plaisent pas dans votre jardin.

Il faut être conscient que le pyrêthre et le derris, pesticides autorisés en culture biologique, ne sont pas particulièrement sélectifs et peuvent tuer les auxiliaires tels que les coccinelles, abeilles et papillons. S'ils tombent dans un bassin ou un cours d'eau, ils sont également toxiques pour les poissons.

A l'opposé, certains pesticides chimiques peuvent être très sélectifs, mais rappelez-vous surtout qu'ils ont pu être testés sur les animaux. Alors, s'il vous plaît, avant de pulvériser quoi que ce soit demandez-vous si c'est vraiment nécessaire. En premier lieu essayez d'autres méthodes et si vraiment vous pensez qu'il est impératif de pulvériser, assurez-vous d'utiliser le produit adéquat pour le traitement à réaliser. Si vous devez absolument pulvériser, faites-le à la nuit tombante quand les abeilles, les papillons, etc. ne sont pas actifs, pour minimiser les risques de leur nuire. Ne soyez pas non plus trop pressés de pulvériser, car bien que les populations d'insectes parasites se développent plus rapidement que leurs prédateurs naturels, souvent ceux-ci les rattrapent et feront le travail à votre place.

Les limaces sont nuisibles, mais la plupart des produits anti-limaces du commerce contiennent du Metaldehyde, très toxique. Ils détruisent tout autant les limaces que les animaux utiles du sol et sont dangereux pour nos animaux familiers, les hérissons, etc. Les cadavres de limaces empoisonnées peuvent être mangés par les oiseaux qui seront alors empoisonnés à leur tour. Si vous ne voulez pas tuer les limaces, vous pouvez protéger les plantes susceptibles avec des barrières physiques telles que : cendre, gravier anguleux (les limaces n'aiment pas les surfaces irritantes pour le dessous délicat de leur corps). Si vous êtes chanceux, quelquefois cela marche ! Vous pouvez aussi les attraper vivantes en déposant des peaux d'oranges ou des pots avec appats (feuilles de salade) dans le sol et ensuite déplacer les limaces loin de votre jardin, dans la nature. Dans un de ses tests le "Gardening Wich" a constaté que les pièges à bière, si prisés par les jardiniers biologiques, avaient tué plus d'insectes utiles que de limaces ! Ils vous conseillent plutôt de boire toute votre bière et de découper des cylindres de 10 cm de hauteur dans des bouteilles plastique et d'en faire des barrières anti-limace pour les plantes individuelles. Il faut les enterrer d'au moins 1 cm et il est démontré que cela se révèle très efficace pour éloigner les limaces le temps que les plantes soient suffisamment robustes pour supporter quelques petits dommages dus aux limaces. Ce sont les petites limaces grises et blanches qui abîment les plantes, les grosses noires et oranges sont de très utiles nécrophages !

Il existe un composé dénommé "Nobble" agissant comme une sorte de contrôle des naissances des limaces en détruisant leurs œufs dans le sol, ce qui est sûrement moins cruel que d'empoisonner les adultes.

Si les fourmis entrent dans votre cuisine, cherchez le point d'entrée et faites une ligne de poivre rouge du Chili, paprika et/ou de menthe poivrée pour les détourner. On dit que laver avec des parts égales de vinaigre et d'eau les surfaces de cuisines donne aussi des résultats .

Les guêpes ont très mauvaise réputation mais en réalité elles ne sont pas méchantes. Elles ne piquent que si elles sont provoquées. Alors ne paniquez pas et n'agitez pas vos bras quand l'une d'elles apparaît. Empêchez-les d'entrer dans la maison en posant des moustiquaires aux fenêtres et un rideau de perles à la porte de la cuisine. Les guêpes nourrissent leurs petits avec des insectes et font un bon travail en limitant le nombre de parasites au jardin.

Les mammifères également causent parfois des dommages dans les jardins. On peut tenir éloignés les chats en plaçant des morceaux de tiges de rosier au pied des plantes. D'anciennes bouteilles de limonade ou des pots de confiture remplis à moitié d'eau placés à des endroits stratégiques du jardin aident aussi à persuader les chats d'aller ailleurs !

On dit que les taupes n'aiment pas les vibrations. Les moulins à vent en plastique d'enfant plantés dans les taupinières, en tournant, les persuaderont peut-être d'aller chez le voisin ! Le même effet peut être obtenu en y enfonçant des bouteilles vides. Le vent, soufflant sur le goulot, génèrera du bruit désagréable pour les taupes.

On dit aussi que les euphorbes les éloigneraient (Euphorbia Lactea, Euphorbia Lathyrus ou Euphorbia Câpre). Il faut en semer autour du jardin, une graine tous les six mètres. J'ai aussi entendu dire que les souris n'aiment pas se salir les pattes et qu'un anneau de suie autour des jeunes plantes les garde éloignées. Mais ce n'est peut-être qu'un vieux conte de Bonne Femme !

 

Contrôle des mauvaises herbes

Le Mouvement Écologique a raison de déconseiller l'utilisation des herbicides. Les mauvaises herbes sont presque toujours contrôlables par d'autres moyens. Binez régulièrement entre les rangs de votre parcelle de légumes pour empêcher que les mauvaises herbes ne s'enracinent ou utilisez un paillis de film polyéthylène noir, papier journal, feuilles mortes, etc. qui empêchera la croissance des herbes. Vous pouvez aussi utiliser le mulchage au jardin d'ornement. Le compost d'écorce, des graviers ou des petits galets, sont très esthétiques.

Vous pouvez aussi planter au pied des arbustes des plantes couvrantes, ainsi il ne restera aucune place pour les mauvaises herbes quand elles auront recouvert le sol en totalité. Les mauvaises herbes seront étouffées. Les plantes couvre-sol convenant sont : pervenches, epimediums, lamiums, saxifrages,bruyères, sédums, campanula muralis (ndlr : pour plus d'infos sur ces plantes, consultez par exemple : http://www.botanic.com/cgi-bin/botanic.cgi/plantes/index - mais il en existe bien d'autres).

Si vous avez des mauvaises herbes vivaces et rebelles telles que les chardons, fauchez-les deux ou trois fois durant l'été, et particulièrement juste avant leur floraison. Cela empêche non seulement qu'ils se ressèment, mais, en épuisant leurs réserves ils s'affaiblissent et éventuellement meurent.

Des études allemandes récentes laissent supposer que beaucoup de graines de mauvaises herbes n'ont besoin que d'un très court moment de lumière pour déclencher leur germination. Ces études posent le postulat que de travailler le sol la nuit, sans aucune lumière artificielle, pourrait réduire considérablement le taux de germination des mauvaises herbes. Cependant, il y a le risque que des espèces capables de germer dans le noir complet se développent. (sic) (ndlr : il y a aussi un risque à travailler dans le noir complet !)

 

Espèces menacées

Depuis quelques années, c'est la mode de planter des espèces variées de crocus, iris nains , tulipes, jonquilles, perce-neige etc. Souvent celles-ci sont prélevées dans la nature en énormes quantités, à tel point qu'elles deviennent des espèces en voie de disparition dans leur milieu naturel.

N'encouragez donc pas ce commerce ! Vérifiez toujours que vos bulbes proviennent d'un producteur réputé et sont obtenus en serre. En cas de doute, n'achetez pas les génériques d'espèces, mais plutôt des variétés déposées ® car vous pouvez être sûrs qu'elles ont été cultivées en serre.

Inutile de dire que vous ne devez jamais arracher les plantes sauvages à racine ou à bulbes . Cela peut causer des dommages irréparables à l'environnement. Si vous souhaitez planter des fleurs sauvages dans votre jardin, il est possible d'en trouver de cultivées chez des vendeurs réputés.

Si vous aimez les compositions florales, soyez attentifs lorsque vous achetez des immortelles séchées dans les jardineries. Assurez-vous qu'elles n'ont pas été prélevées du milieu naturel mais qu'elles aient été cultivées, particulièrement les espèces exotiques. Plusieurs espèces, prisées pour leur beauté en bouquets séchés, sont sur la liste des espèces menacées ! Réfléchissez de même avant d'acheter des pierres pour paver vos allées, rocailles, etc. Partout en Grande-Bretagne de précieux habitats sauvages sont détruits par les exploitations de carrières.

Pensez avant de faire un feu de jardin que cela renforce l'effet de serre en rejetant du dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Si vous devez brûler un tas de broussailles, vérifiez auparavant que de petits animaux ne s'y sont pas glissés. Un tas, de branchages ou autres, à brûler représente une chambre à coucher très attrayante pour les hérissons ou les escargots, par exemple.

 

Adresses utiles

FRANCE

    • Terre Vivante, Domaine de Raud 38710 Mens - Tel. 04 76 34 80 80 Fax 04 76 34 84 02 - www.terrevivante.org

       

      GRANDE-BRETAGNE

    • Peatlands Campaign, RSNC, 22 The Green, Nettleham, Lincoln.
    • Alternatives to Peat (tract), Henry Doubelday Research Association, National Centre for Organic Gardening, Ryton-on-Dunsmore, Coventry, CV8 3LG.
    • Fertiliser Manufacturers Association, Greenhill House, Thorpe Wood, Peterborough, PE3 6GF.
    • Successful Organic Pest Control by Trevor Forsythe/Thorsons has a good chapter about attracting natural predators into your garden.
    • Practical Alternatives, Victoria House, Bridge Street, Rhyader, Powys, LD6 5AG. Tel: 01597 810929.
    • Composting Domestic Sewage. 80p. Centre for Alternative Technology, Machynlleth, Powys, SY20 9AZ. Tel: 01654 702400.
    • The Henry Doubleday Research Organisation, Ryton Organic Gardens, Ryton on Dunsmore, Coventry, CV8 3LG. Tel: 01203 303517

La Vegetarian Society (GB) se fait un devoir d'offrir des informations exactes tenues à jour, mais les choses changent vite : adresses (spécifiquement e-mail), numéros de téléphone etc. Si vous découvrez quelque chose nécessitant une mise à jour sur nos feuilles d'informations , merci de remplir le formulaire.

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Traduction Evelyne et Gilles Chatras - Alliance Végétarienne


Les contibutions à  IVU News sont les bienvenues. Les articles et opinions publiés ne reflètent pas nécessairement ceux de l'éditeur ni la politique de l' "International Vegetarian Union".



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